Publications

publication presentation “Tout comme en France, sur le continent africain le tissu associatif a une très grande importance. Le travail accompli par les associations dans les pays à ressources limitées est d’autant plus remarquable qu’il se fait dans des conditions qui sont souvent très difficiles.”1
Professeur Françoise BARRE-SINOUSSI
Prix nobel de Médecine,
co-découvreur du virus du VIH/sida.

1. “Pour un monde sans sida, un combat partagé”, Albin Michel, 2012.

Africagay contre le SIDA

Africagay contre le sida est un réseau d’associations de lutte contre le sida et d’associations identitaires issues de huit pays d’Afrique du Nord, de l’Ouest et du Centre : Algérie, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Côte d’Ivoire, Sénégal, Tunisie, Togo et de deux associations françaises (AIDES et SIDACTION) qui soutiennent la mobilisation de ces associations.

En 2007, confrontés à l’inquiétante recrudescence des infections au VIH/sida parmi les homosexuels, des acteurs de terrain issus d’associations africaines de lutte contre le sida partenaires de AIDES et de SIDACTION, ont pris le risque de briser le tabou entourant l’homosexualité dans leur pays afin de développer une riposte communautaire à la propa- gation silencieuse de l’épidémie. Dans un premier temps une série de regroupements (Ouagadougou en octobre 2007 et Bamako en janvier 2008) ont permis de jeter les bases de ce qui deviendra Africagay contre le sida. En août 2008, la Conférence Mondiale sur le VIH/sida de Mexico offrait l’occasion à ce nouveau regroupement de faire connaitre ses revendications et les constats que les acteurs de terrain faisaient quant à l’incidence de l’épi- démie de sida parmi les HSH. En effet, depuis 2006 de nombreuses études avaient démontré que sur le continent africain comme dans le reste du monde, les taux de préva- lente constatés de l’épidémie de VIH/sida parmi les homosexuels dépassaient très large- ment ceux de la population générale (de 5 à 20 fois). Parallèlement à ce réseau, au retour de cette conférence, AIDES et SIDACTION mettaient en place un programme commun visant à renforcer les capacités des acteurs de terrain de prise en charge globale du VIH/sida chez les HSH.

Le regroupement de Bamako d’avril 2009 marqua l’implication politique des structures associatives de lutte contre le sida, Africagay contre le sida passant ainsi d’un réseau infor- mel d’acteurs de terrain à un réseau structuré d’association politiquement engagées sur cette thématique. Les conférences de Casablanca (2010), d’Addis Abeba (2011) et de Genève (2012) furent alors l’occasion pour ce réseau de renforcer la visibilité de la vulnéra- bilié des HSH au VIH et d’échanger avec d’autres structures sur les meilleurs moyens de réduire l’incidence de l’épidémie dans cette population. Africagay contre le sida est aujourd’hui devenue un réseau dont la vocation est de porter un plaidoyer sur la nécessité de s’attaquer à la stigmatisation et à la discrimination qui nourrissent l’épidémie en aggra- vent la vulnérabilité des populations clés au VIH/sida. Ce changement amorcé dès 2011, vise à accroître la visibilité de cette problématique à l’international afin qu’émerge sur le terrain, un cadre juridique et politique favorable à une prise en charge globale du VIHI/sida chez les HSH.

Africagay contre le sida lutte pour que les HSH d’Afrique aient accès à la prévention et aux soins, en partant du principe que la criminalisation de l’homosexualité et les discriminations dont ils font l’objet sont une atteinte aux droits de l’homme et nourrissent l’épidémie de VIH/sida.

La lutte contre le sida passe par l’acquisition ou l’application des droits pour tout le monde. C’est le principal objectif d’Africagay contre le sida et de tous les membres qui le composent.